Te voir là, içi, partout, assis un pinceau dans la main, ton brushing dévoilant tes cheveux de feu, tes cheveux rou(ges). Un jean troué, recousu tant de fois, une écharpe aux reflets rouge et un joli col roulé. Oui, je t'imaginais avec ta palette aux milles couleurs , une odeur ennivrante de peinture, au millieu de tout ces mare champs d'arres. C'est la première fois que la place du Tertre s'est mélangée en moi. Et moi assise devant toi, les yeux dans les tiens un peu humides, avec ton crayon de papier à me devisager. Tu sais; j'ai toujours un flot dans le coeur et dans les cheveux. J'ai de la peinture rouge sur le coeur, et c'est comme un vide en moi qui se vide en
toi.
Nous sommes l'un et l'autre au jour
Pour n'en jamais finir d'aimer